Par courrier en date du 24 juin 2025 le ministre Issa Tchiroma Bakary a informé le Premier Ministre de sa démission du gouvernement. Immédiatement après ce retrait, il annonce sa candidature pour l'élection Présidentielle d'octobre 2025. Une démarche cohérente pour un acteur de la politique camerounaise parfaitement connu depuis les années de braises de 1991-1992.
Issa Tchiroma c'est une implication dans le coup d’Etat de 1984 et un emprisonnement pendant 6 ans. il sort amnistié par Paul Biya .C'est encore le porte-parole de la coalition qui tente le coup de force de 1991 sous le prétexte d’exiger une "conférence nationale souveraine" dans le sillage d'autres exemples malheureux en Afrique. Aux côtés d'un certain Maurice Kamto (un des Porte parole de leur coalition), ils tentent de paralyser le pays. Des actions jusqu’au-boutistes (Déjà ! ) qui vont faire pendant des mois des milliers de victimes et des dégâts économiques sans précédents dans plusieurs régions du pays. Face au refus de leur adversaire Paul Biya de céder, malgré plusieurs régions soumises aux diktat de "villes mortes", les insurgés tentent de monter le curseur en décidant de s'attaquer à la capitale Yaoundé. La première étape est une proclamation du blocus général de la ville de Yaoundé, publiquement et solennellement lue par un certain ISSA TCHIROMA. La seconde étape est lancée en l'absence du chef de l'état, en voyage à l'étranger. Cette deuxième phase se matérialise sous forme de tentative d'envahissement du centre de Yaoundé par une horde de partisans particulièrement déchainés et violents. La tentative sera heureusement sévèrement matée par le dispositif de sécurité de la capitale. Cet échec va sonner le début de la fin des villes mortes. L’insurrection au centre de laquelle on retrouvait Tchiroma va être éteinte grace à l'option de processus consensuel décidée par le Président de la République Paul Biya, à savoir l'organisation d'une conférence ""tripartite".
En désaccord avec la direction de l'UNDP concernant le traitement du résultat officiel de l’élection présidentielle en 1992, Issa Tchiroma rejoint finalement le gouvernement formé par Paul Biya dès novembre 1992 . Sans pour autant être inquiété pour ses actions durant la période des villes mortes. Secrétaire générale de l'UNDP à sa création, et peu réceptif aux notion de disciplines hiérarchiques de parti, Issa Tchiroma va finir par créer son mouvement politique en 2007. Avec le Front pour le Salut National du Cameroun (FSNC), pas de chef au dessus de lui et pas de contestation à ses "visions lumineuses". La liberté de se balader de tous les côtés, au gré du sens apparent du vent et des opportunités perçues. Avec cependant un penchant naturel pour l'écosystème de l'Opposition où ses compétences "politiques" semblent plus convenir à un environnement peu au fait des responsabilités inhérentes à l'exercice du pouvoir. Il rejoint la majorité présidentielle dès 2009 et occupe plusieurs fonctions ministérielles jusqu'à son revirement de juin 2025. Il est fort probable que sa démission a relevé d'une stratégie globale mise en place par l'ancienne ( et nouvelle équipe ?) "1991-2025", soutenue potentiellement par des parrains étrangers. Le rêve absolu étant d'effacer la longue série d'échecs à faire tomber la cible commune : Paul Biya. Bref, les mêmes acteurs vont tenter de nous reproduire des formules dont on connait aujourd'hui l'heureux résultat final : La 6ème victoire (1992 - 2025) de Paul Biya, dans le scrutin suprême, face aux éternelles coalitions du "carton rouge". 
Membre de plusieurs gouvernements durant le mandat du patriarche de la Nation (Paul Biya), le fondateur du FSNC a pris une décision suicidaire en abandonnant à l'approche de l'élection celui qui a tant fait preuve de magnanimité et de tolérance à son endroit. Une ingratitude qui devrait sceller probablement sa fin politique au Cameroun. Sauf surprises comme la politique sait en créer . . .
A cette étape , Issa Tchiroma a opté pour l'exil après une nouvelle tentative de coup de force à l'issue du scrutin présidentiel de 2025 où il est arrivé officiellement second. Après s'être autoproclamé Président élu, il a jeté dans les rues de nombreux jeunes camerounais pour exercer une contestation par la violence du résultat proclamé. Il s"engage donc pour lui un chapitre en lien avec la justice dans les années à venir. Un immense gâchis pour une personnalité intellectuelle (Ingénieur ferroviaire) et politique dont même les adversaires les plus durs reconnaissent les forces de son dynamisme et de son intelligence. Il n'a cependant jamais pu acquérir , au fil du temps , la sagesse et le sens des responsabilités que tout africain devrait afficher à un certain age. La Nature ne s'est pas trompée en permettant au Cameroun de poursuivre avec PAUL BIYA.
Pour les camerounais de l’étranger, militants et sympathisants du RDPC, cet épisode s'inscrit dans les multiples évènements de la vie politique nationale que notre parti domine depuis plus de 40 ans. Un épiphénomène déplorable qui clarifie les alliances sur qui nous pouvons compter afin de positivement continuer à accompagner notre Président National, Son Excellence Paul Biya
